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Ultra Grand Raid des Pyrénées 2010 – Pierre
Récits Ultra TrailGRP Grand Raid des Pyrénées
29 Aout 2010
163 km
10000 m de dénivelé positif
Vieille Aure
Ascension du pic du midi
Villelongue
Cauterets
Luz Saint Sauveur
Parc du néouvielle
Vieille Aure
La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit (Oscar Wilde)
La phrase tomba sèchement au détour du sentier. Les yeux de Ludo brillaient à l’évocation de sa réinscription à l’UTMB.
« Mais si tu veux, les inscriptions au Grand Raid des Pyrénées sont ouvertes » me dit-il.
L’ultra m’effrayait et me faisait rêver à la fois. Les conditions d’inscription à l’UTMB et le fait de courir sur des sentiers trop souvent empruntés lors de mes courses d’alpinisme m’autorisaient à différer l’aventure.
Mais ce «Si tu veux… » signifiait «Cette fois, tu n’as plus d’excuses … ».
Est-ce une décharge d’endorphines due à la course à pied ou l’abus du rosé qui ponctuait l’entrainement du mercredi soir ? Une heure plus tard, j’étais inscris.
L’hiver allait bientôt s’achever, il me restait 6 mois.
Février 2010 – Géraldine et moi effectuons un raid dans le désert du sud marocain. Nous parcourons 250 km en une semaine. Superbe aventure déjà relatée ici, agrémentée de belles rencontres. L’enchainement des kilomètres me rassure mais le dénivelé est inexistant.
Mars 2010 – Trail de Gouvets (31 km). Le doute s’installe, il faudra gérer.
Mai 2010 – la Barjo (63 km) sans trop de difficulté mais il faudra être vigilant sur l’alimentation.
Juillet – Aout 2010. Une bonne préparation « montagne » permettra de renforcer les cuisses. Hélas, les seuls dénivelés seront ceux des escaliers de l’hôpital ou ma maman se bat durant tout l’été pour retarder l’échéance ultime.
C’est donc à J-4 et sans entrainement spécifique que je descends dans les Pyrénées. Afin de m’acclimater, je passe deux nuits à 2400 m d’altitude.
J-1 Village de Vieille Aure – Retrait des dossards
Je découvre pour la première fois cette population d’ultra-trailers. Mes yeux ne peuvent quitter ces cuisses hyper-musclées. L’équipe d’haltérophilie bulgare serait-elle débarquée en force sur le GRP ?
Le briefing de 17 h est professionnel et rassure quant à l’organisation à venir. Nous serons plus de 800 coureurs au départ de l’épreuve.
La nuit sera courte car le départ est fixé à 5 H. Alors, toute la préparation tourne en boucle dans ma tête. Objectif : finir ! Une barrière horaire est fixée à 48 heures. Qu’importe, en cas de problème, je le finirai de toute façon. Le mental est solide, les jambes sans doute plus fébriles et le port d’un sac à dos sur une si longue distance m’invite à la prudence.
Le sac a été préparé avec minutie. Diverses choses sont obligatoires et contrôlées au retrait des dossards : Vêtements chauds, couverture de survie, sifflet, 2 frontales, 9 piles. A cela, il convient d’ajouter une mini trousse de secours, mes 680 g de barres ou gels, 1 litre et demi d’eau et un demi litre de boisson énergétique, les bâtons, le road-book… Me voila harnaché avec un sac à dos de 4,5 Kg.
4 h 45 – Le village de Vieille Aure se remplit. Un silence relatif témoigne de l’inquiétude des concurrents. Dernier briefing : La météo sera clémente mais l’organisation ne nous garantit pas le passage par le pic du Midi encore balayé au petit matin par des rafales à 125 km/h.
5 H – Nous voici libérés ! Les concurrents s’égrènent dans les rues de Viniec avant d’attaquer dans la nuit matinale le premier morceau de choix : Col du Portet – 1450 m de dénivelé.
Déjà le soleil se lève, et la longue cohorte serpente dans la montagne. Le timing est donné : un gel ou une barre par heure accompagné de 0,5 litre de boisson. Parti prudemment, je passe au col en 500 ème position avant de pointer quelques centaines de mètres plus bas au premier ravitaillement du Merlans.
Les groupes se font et se défont. Je suis rarement seul.
Les ravitaillements interviendront toutes les 2 à 3 heures environ.
Anticiper le ravitaillement et se remémorer les actions à effectuer : Pointer au contrôle, accrocher les bâtons au sac pour éviter de les oublier en repartant, remplir la poche à eau et préparer le demi litre de boisson énergétique. Puis s’alimenter : eau gazeuse, soupe au vermicelle permettant de satisfaire la demande de salé. Saucisson, chocolat, jambon permettront de varier les plaisirs en reprenant le sentier.
Le rythme est maintenant calé. Les premiers rayons de soleils plongent dans le lac de l’Oule tandis que nous gravissons le Col du Bastanet. Le sentier serpente entre de nombreux lacs. La progression est technique à souhait et je me régale en évoluant dans les pierriers. A ce petit jeu, je viens de gagner 150 places en arrivant au ravitaillement d’ Artigues. Mes quadriceps s’en souviendront.
Cinq minutes plus tard, me voilà prêt à affronter les 1700 m de dénivelé qui me conduiront au sommet du Pic du Midi à 2876 m d’altitude en passant par le col du Sencours. La montée est longue mais progressive. J’alterne marche et course dans un paysage grandiose et ensoleillé. La récompense est à la hauteur de l’effort : mer de nuages sur un versant de l’Observatoire. La redescente vers le Sencours me permet de croiser le reste du peloton et me rassure quant à la barrière horaire.
Le sentier est bien tracé et permet d’accélérer le rythme. Quelques nuages se forment en cette fin d’après midi. Le lac Bleu joue à cache cache dans une brume qui s’épaissit. La visibilité diminue après le col de Bareilles. Puis je m’égare dans ce brouillard. Le balisage est remarquable mais la visibilité est inférieure à 15 m. Des voix lointaines me permettent de retrouver la trace. Le soleil m’attend dans la descente vers le ravitaillement d’Hautacam.
En cette fin de journée, un sentier à peine marqué dans la bruyère m’emmène vers la première base de vie : Villelongue. Un ravitaillement plus copieux nous attend. J’incurgite l’incontournable soupe au vermicelle et une bonne assiette de pâtes au fromage. L’ambiance est conviviale mais le doute s’est installé chez nombre de coureurs. On panse, on nettoie. Que d’ampoules ! Beaucoup ne repartiront pas à l’issue de ces 73 km de course. Pour ma part, après m’être douché à l’eau froide avec un tuyau d’arrosage, je repars fringuant 30 minutes plus tard.
La nuit n’est pas froide. Je grimpe vers le Turon de Bene en compagnie d’un basque. La route est longue et nous refaisons le monde à la lueur de nos frontales. Mon compagnon est rompu à ce style d’exercice : plusieurs UTMB, Diagonale des fous… Une belle rencontre dans la nuit étoilée. Quelques heures plus tard, me voici en solitaire au milieu des alpages guidé par le balisage fluorescent.
Une bergerie et un feu de camp m’accueille pour un ravitaillement. Le vermicelle ici est croquant sous la dent. Mais la chaleur des bénévoles compense largement. Un bon café me tiendra en éveil pour gravir le Col de Cotente. Plus bas au fond de la vallée, Cauterets s’est endormi depuis bien longtemps. Je n’ai aucune idée de l’heure et me refuse à regarder ma montre. Je sais simplement que je suis bien en avance par rapport à la barrière horaire. Psychologiquement et sauf blessure majeure, je sais déjà que je terminerai. Qu’importe le chrono, finir et profiter du moment présent.
La descente vers Cauterets est pentue. Nous perdons 1200 m en 8 km. Pour la première fois, les muscles de mes quadriceps se durcissent. Il me faut ralentir pour ne pas trop les solliciter.
La mairie de Cauterets nous accueille pour un ravitaillement. Ce qui a pu être une salle des mariages est désormais un véritable capharnaum. Le coin infirmerie est engorgé : Crampes, ampoules, frottements divers, problèmes digestifs… Etalés sur le sol, certains tentent la micro-sieste. D’autres se réveilleront beaucoup plus tard. Trop tard. C’est un moment clé de la course pour beaucoup. Il doit être 3 h du matin. La fatigue se fait sentir et le mental pour certains n’est pas au beau fixe.
Les pauses sur le ravitaillement s’éternisent. Tout le monde attend tout le monde pour repartir. C’est un signe qui ne trompe pas.
Je quitte la ville en compagnie d’un allemand. ( 20 nations différentes participent à cette course).
Au menu, 1000 mètres de dénivelé sont à gravir pour atteindre le col de Riou. Dans un français approximatif, mon compagnon évoque ses quatre tentatives précédentes sur l’ultra. Hélas, le col de Riou fera également avorter la cinquième. La descente à l’aube sur Luz Ardiden est paisible. Luz Saint Sauveur, seconde base de vie, apparait en fond de vallée. Mais qu’elle sera longue cette descente. Le sentier est technique par endroits, le parcours fraichement tracé de la veille à travers champs ou en sous bois… Interminable. Pas de fatigue apparente, mais les quadriceps se rappellent à moi dès que la pente devient forte. Mais le soleil est là et Luz Saint Sauveur nous accueille dans une ambiance chaleureuse. Les familles des concurrents sont là. On encourage… ou on dissuade. C’est selon !
Toilette sommaire, changement de vêtements, soupe et jambon et me voilà reparti pour la dernière partie… Dans la montée vers Sers, nous croisons quelques organisateurs venu en hâte re-baliser. Mauvaise plaisanterie d’un riverain. Le sentier vers Barège est relativement plat et agréable. J’accélère le rythme. Un bénévole me promet une surprise à l’entrée du village… Effectivement, une chorale basque entonne un magnifique chant à mon passage. La mélodie est envoutante et je décide d’honorer leur invitation pendant près de 10 minutes.
Encore sous l’émotion, je repars vers Tournaboud sans penser à me ravitailler. Nous faisons ici la jonction avec l’épreuve de 80 km qui se déroule en parallèle. Comme à l’accoutumée, je refais le plein d’eau, mais estime que je pourrais m’alimenter un peu plus loin lorsque le besoin se fera sentir. Il fait chaud. Très Chaud. C’est le coup de barre. Je paye cash ma déficience alimentaire. J’ai ce qu’il faut, mais l’organisme va mettre une bonne heure à récupérer.
Après ces moments difficiles, je passe au Col de Barèges requinqué. Un long sentier serpente dans le parc du Néouvielle avant de longer le lac d’Oule. Je trottine tranquillement profitant du paysage. Mais déjà le nuage monte de la vallée et c’est dans la brume que j’atteins le ravitaillement de Merlans. Il est environ 19 h 30. Pour la première fois, je me fixe un objectif : finir avant 21 h. De toute façon, le brouillard s’épaissit et n’incite pas à trainer. J’avale le Col de Portet à vive allure avec un autre coureur et bascule sur l’ultime versant.
Mais qu’elle sera longue cette descente ! La visibilité n’est pas très bonne et je cherche bien souvent les balises. Des bénévoles me prodiguent les derniers encouragements. Je plonge vers le village que je prends pour Vieille Aure, lieu de l’arrivée. Aie ! C’est en réalité Soulan qui m’accueille et il me reste 3 kilomètres de bitume.
On entend les clameurs dans le lointain… J’accélère. Les endorphines vont bientôt me gagner accompagnées de quelques larmes de bonheur.
Je franchis la ligne à 20 h 53. C’est un public nombreux et familial qui accueille ses héros.
L’instant est magique. J’ai tant envie de partager ce moment avec ce public et tous ces bénévoles. On vient me rechercher car je n’ai toujours pas franchi les quelques mètres me séparant d’une ligne d’arrivée que je ne veux plus quitter. Moments d’exception.
L’aventure aura duré 39 h 53 minutes. Je finirai 184 ème sur les 360 rescapés.
Coup de téléphone à mes proches. Magie de l’informatique, ils ont suivi jour et nuit ma progression en temps réel sur le Net. Je décide de m’allonger quelques minutes avant la douche… je me réveillerai 3 heures plus tard.
Alors reste l’éternelle question… Pourquoi un tel effort ? Avec une bonne gestion de course, cet effort n’est pas démesuré. La performance sportive importe peu et l’aventure est au bout du chemin. Mais cela reste avant tout un voyage intérieur que très égoïstement je ne vous ferai pas partager.
J’espère simplement par ce récit purement factuel, vous avoir donné envie de goûter à l’ULTRA et pourquoi pas de vous inscrire pour l’édition 2011 )
Des tas de photos et vidéo ici
Ou encore cette superbe video HD à regarder en grand écran
http://vimeo.com/14957407
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Il l’a fait ! L’UTMB grandeur nature par LUDO
Récits Ultra Trail
Bon et bien voici en quelques lignes le récit de notre aventure. J’étais en effet accompagné de Manuel DESDEVISES (Organisateur du trail de Gouvets) et de Philippe SEBERT…..tout a commencé le 28 août dernier à Chamonix. Il est 18h00, il fait un temps magnifique et dans 30 minutes le départ…il est naturellement trop tard pour renoncer….la pression monte lorsque deux membres de l’organisation s’avancent vers moi et manu… »contrôle des sacs s’il vous plait » … et oui nous faisions partie des heureux élus pris au hasard qui devaient justifier de l’équipement obligatoire. Il nous a fallu une partie de l’après-midi pour bien ranger nos sacs à dos et là en 5 minutes nous avons du quasiment tout déballer à seulement 30 minutes du départ… Ces chers bénévoles au demeurant très sympathiques, ont également pesé nos sacs car chaque coureur doit partir avec au minimum 2kg de charge sur le dos….leur réaction n’a fait qu’augmenter notre angoisse, ils n’ont pas dit grand chose simplement C’EST LOURD !! … ok et je fais quoi maintenant?!… certes nos sacs ont été pesés à 4kg900 mais nous n’allons tout de même pas nous séparer de notre ravito…en ce qui me concerne, je vais en avoir besoin de mes susucres. Aucune importance, quitte à en baver et bien je vais en chi.. avec 4kg900 sur le dos …
18h30: Le départ, Chamonix et noir de monde , il y a une ambiance incroyable, les spectateurs applaudissent, pleurent parfois, tant l’émotion est intense. Nous voilà partis pour plus de 40heures de rando course.
22h00: Nous quittons Saint-Gervais, il fait nuit et nous attaquons le premier gros morceau, l’ascension de la Croix du bonhomme à 2479 m d’altitude. C’est dans cette montée que malheureusement Philippe a eu de gros problèmes gastriques. Avec beaucoup de courage il a réussi à passer ce col et redescendre vers Les Chapieux où à notre plus grand regret il ne repartira pas.
5h30: Premier gros ravito. Moi et Manu refaisons le plein, fromage, potage, chocolat, coca, re-fromage, fruits sec, TUC sans apéro, … les batteries sont rechargées nous pouvons repartir.
6h30: Le jour se lève, la journée s’annonce ensoleillée, la première nuit s’est relativement bien passée, pas de gros coup de barre, rien d’alarmant pour le moment sauf que nous n’avons même pas atteint le tiers de la course. La route est encore bien longue.
N’ayant que peu de marge par rapport à la barrière horaire (45′ d’avance seulement aux Chapieux) Manu me conseille de partir devant et de ne pas l’attendre. Je décide donc de partir seul dans la montée du col de la Seigne (2516m) puis de l’arête du Mt Favre (2435 m).
Jusqu’à Courmayer (Italie), tout s’est plutôt bien passé sauf dans cette dernière descente très poussiéreuse et faite de grandes marches. Mes cuisses ont d’ailleurs quelque peu souffert.
Courmayer: Ravitaillement de mi-course où il est possible de récupérer un sac préalablement remis à l’organisation et qui nous attend sur ce point de ravito. Changement de tee-short et de chaussettes, barbouillage des pieds avec de la NUK, pour le repas une bonne platrée de pates (difficile de manger autre chose sachant que nous étions en Italie), grand verre de coca et me voilà reparti. Ce fut ma plus longue pause (1h) ce qui m’a permi d’ailleurs de croiser Manu.
L’après-midi fut très difficile car certes je venais de passer le mi-parcours mais je savais que le plus difficile était à venir. Il me restait à franchir 5 cols à plus de 2000m et surtout une deuxième nuit blanche…mais est-ce seulement possible ?! Comme si cela ne suffisait pas mes cuisses me faisaient de plus en plus mal, j’éprouvais les pires difficultés à courir dans les descentes.
20h55: Départ de la Fouly. Nous sommes trois coureurs (enfin je veux dire randonneurs) dont une femme, à repartir pour une nuit de galère. Tous les trois avons choisi de ne pas dormir et de nous serrer les coudes. Nous parlons beaucoup afin de ne pas penser au sommeil.
00h20: Enfin nous arrivons à Champex (Suisses), il était temps car en ce qui me concerne je n’en pouvais plus et je pense que je me serais endormi sur place. Des douleurs intestinales commençaient également à se faire sentir, et pour finir j’avais les pieds en feu. Le temps de refaire le plein du sac, d’avaler une nouvelle fois quelques pates, de me coller deux pansements aux doigts de pieds et me voilà reparti frais et dispo……non je rigole…me voilà reparti pas frais mais dispo.
A ma plus grande surprise la deuxième partie de la nuit s’est plutôt pas mal passée, malgré ou peut-être grace à des températures un peu froides (à certains endroits à 2000m l’herbe était en effet gelée)…c’est au levé du jour dans la montée vers Catogne (2011m) vers 6h00 du matin que mon cerveau a du se mettre en veille. L’ascension a duré environ 2h00 mais je ne m’en souviens plus très bien. Je pense avoir quelque peu déconnecté dans cette montée.
8h00: J’attaque la descente vers Vallorcine, la deuxième nuit est passée, il ne reste plus qu’une seule difficulté, pour moi c’est clair, maintenant je vais au bout ! Et si j’essayais de courir, et là à mon plus grand étonnement je n’avais plus mal aux jambes, je me laisse alors glisser tout ragaillardi vers Vallorcine.
9h04: Après un bref arrêt aux stands, je repars pour la très difficile montée de la Tête au Vents (2130m) . Mais que cela en valait la peine, au sommet la vue est MAGNIFIQUE. Le ciel étant parfaitement dégagé, nous pouvions admirer tout le massif du Mont-Blanc, l’aiguille du midi, la mer de glace, et sa majesté le Mont-Blanc…les plus chanceux ont même pu observer des chamois.
12h04: Il ne me reste plus qu’à descendre vers Chamonix, et ce sera gagné.
13h00: J’entre dans Chamonix, une foule immense nous acclame tous, les uns après les autres. Nous avons tous l’impression d’être des champions du monde tant nous sommes applaudis.
13h08: Je franchis très ému cette ligne d’arrivée après 42h38′ d’un périple INOUBLIABLE !
Manu a également réussi à finir en 45h57′ , ce fut très chaud, mais il s’est vaillamment battu pour finir dans les temps.
Ludo
(UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc): 166 km – 9400m de dénivelé positif – 8 ascensions à plus de 2000 mètres – 2400 coureurs au départ)
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cedric a dit :
15 septembre 2009 à 21:38que dire a part ouah
un tres beau chrono avec une belle gestion de la course
et en prime,un super recit
merci -
François a dit :
19 septembre 2009 à 21:17Un sacré défi réussi bravo ludo et merci de nous en avoir fait partager un petit bout.
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DENIS a dit :
30 septembre 2009 à 17:08bravo Ludo, tu es le meilleur de cette bande de cinglés de sympas…!!!!!!!! le meilleur dans la performance mais aussi le meilleur dans le style (ou stail, en anglais…)
littéraire…!!! Bon ben Pierre, tu vois ce qu’il te restes à faire ?…
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Visiteurs
Webmestre : Pierre Lemaitre - pierre.lemaitre@laposte.net
10 septembre 2010 à 19:22
Ca laisse rêveur…. Chapeau !
10 septembre 2010 à 21:46
Encore bravo. Les photos disponibles sur le site sont magnifiques : ça donne presque envie de s’inscrire mais c’est vraiment trop long pour moi.
11 septembre 2010 à 13:47
Juste Bravo !!!
A bientôt
12 septembre 2010 à 21:18
Cela fait envie et peur à la fois, mais encore une fois bravo.