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Il l’a fait ! L’UTMB grandeur nature par LUDO

Récits Ultra Trail

Bon et bien voici en quelques lignes le récit de notre aventure. J’étais en effet accompagné de Manuel DESDEVISES (Organisateur du trail de Gouvets) et de Philippe SEBERT…..tout a commencé le 28 août dernier à Chamonix. Il est 18h00, il fait un temps magnifique et dans 30 minutes le départ…il est naturellement trop tard pour renoncer….la pression monte lorsque deux membres de l’organisation s’avancent vers moi et manu… »contrôle des sacs s’il vous plait » … et oui nous faisions partie des heureux élus pris au hasard qui devaient justifier de l’équipement obligatoire. Il nous a fallu une partie de l’après-midi pour bien ranger nos sacs à dos et là en 5 minutes nous avons du quasiment tout déballer à seulement 30 minutes du départ… Ces chers bénévoles au demeurant très sympathiques, ont également pesé nos sacs car chaque coureur doit partir avec au minimum 2kg de charge sur le dos….leur réaction n’a fait qu’augmenter notre angoisse, ils n’ont pas dit grand chose simplement C’EST LOURD !! … ok et je fais quoi maintenant?!… certes nos sacs ont été pesés à 4kg900 mais nous n’allons tout de même pas nous séparer de notre ravito…en ce qui me concerne, je vais en avoir besoin de mes susucres. Aucune importance, quitte à en baver et bien je vais en chi.. avec 4kg900 sur le dos …
18h30: Le départ, Chamonix et noir de monde , il y a une ambiance incroyable, les spectateurs applaudissent, pleurent parfois, tant l’émotion est intense. Nous voilà partis pour plus de 40heures de rando course.
22h00: Nous quittons Saint-Gervais, il fait nuit et nous attaquons le premier gros morceau, l’ascension de la Croix du bonhomme à 2479 m d’altitude. C’est dans cette montée que malheureusement Philippe a eu de gros problèmes gastriques. Avec beaucoup de courage il a réussi à passer ce col et redescendre vers Les Chapieux où à notre plus grand regret il ne repartira pas.
5h30: Premier gros ravito. Moi et Manu refaisons le plein, fromage, potage, chocolat, coca, re-fromage, fruits sec, TUC sans apéro, … les batteries sont rechargées nous pouvons repartir.
6h30: Le jour se lève, la journée s’annonce ensoleillée, la première nuit s’est relativement bien passée, pas de gros coup de barre, rien d’alarmant pour le moment sauf que nous n’avons même pas atteint le tiers de la course. La route est encore bien longue.
N’ayant que peu de marge par rapport à la barrière horaire (45′ d’avance seulement aux Chapieux) Manu me conseille de partir devant et de ne pas l’attendre. Je décide donc de partir seul dans la montée du col de la Seigne (2516m) puis de l’arête du Mt Favre (2435 m).
Jusqu’à Courmayer (Italie), tout s’est plutôt bien passé sauf dans cette dernière descente très poussiéreuse et faite de grandes marches. Mes cuisses ont d’ailleurs quelque peu souffert.
Courmayer: Ravitaillement de mi-course où il est possible de récupérer un sac préalablement remis à l’organisation et qui nous attend sur ce point de ravito. Changement de tee-short et de chaussettes, barbouillage des pieds avec de la NUK, pour le repas une bonne platrée de pates (difficile de manger autre chose sachant que nous étions en Italie), grand verre de coca et me voilà reparti. Ce fut ma plus longue pause (1h) ce qui m’a permi d’ailleurs de croiser Manu.
L’après-midi fut très difficile car certes je venais de passer le mi-parcours mais je savais que le plus difficile était à venir. Il me restait à franchir 5 cols à plus de 2000m et surtout une deuxième nuit blanche…mais est-ce seulement possible ?! Comme si cela ne suffisait pas mes cuisses me faisaient de plus en plus mal, j’éprouvais les pires difficultés à courir dans les descentes.
20h55: Départ de la Fouly. Nous sommes trois coureurs (enfin je veux dire randonneurs) dont une femme, à repartir pour une nuit de galère. Tous les trois avons choisi de ne pas dormir et de nous serrer les coudes. Nous parlons beaucoup afin de ne pas penser au sommeil.
00h20: Enfin nous arrivons à Champex (Suisses), il était temps car en ce qui me concerne je n’en pouvais plus et je pense que je me serais endormi sur place. Des douleurs intestinales commençaient également à se faire sentir, et pour finir j’avais les pieds en feu. Le temps de refaire le plein du sac, d’avaler une nouvelle fois quelques pates, de me coller deux pansements aux doigts de pieds et me voilà reparti frais et dispo……non je rigole…me voilà reparti pas frais mais dispo.
A ma plus grande surprise la deuxième partie de la nuit s’est plutôt pas mal passée, malgré ou peut-être grace à des températures un peu froides (à certains endroits à 2000m l’herbe était en effet gelée)…c’est au levé du jour dans la montée vers Catogne (2011m) vers 6h00 du matin que mon cerveau a du se mettre en veille. L’ascension a duré environ 2h00 mais je ne m’en souviens plus très bien. Je pense avoir quelque peu déconnecté dans cette montée.
8h00: J’attaque la descente vers Vallorcine, la deuxième nuit est passée, il ne reste plus qu’une seule difficulté, pour moi c’est clair, maintenant je vais au bout ! Et si j’essayais de courir, et là à mon plus grand étonnement je n’avais plus mal aux jambes, je me laisse alors glisser tout ragaillardi vers Vallorcine.
9h04: Après un bref arrêt aux stands, je repars pour la très difficile montée de la Tête au Vents (2130m) . Mais que cela en valait la peine, au sommet la vue est MAGNIFIQUE. Le ciel étant parfaitement dégagé, nous pouvions admirer tout le massif du Mont-Blanc, l’aiguille du midi, la mer de glace, et sa majesté le Mont-Blanc…les plus chanceux ont même pu observer des chamois.
12h04: Il ne me reste plus qu’à descendre vers Chamonix, et ce sera gagné.
13h00: J’entre dans Chamonix, une foule immense nous acclame tous, les uns après les autres. Nous avons tous l’impression d’être des champions du monde tant nous sommes applaudis.
13h08: Je franchis très ému cette ligne d’arrivée après 42h38′ d’un périple INOUBLIABLE !
Manu a également réussi à finir en 45h57′ , ce fut très chaud, mais il s’est vaillamment battu pour finir dans les temps.
Ludo
(UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc): 166 km – 9400m de dénivelé positif – 8 ascensions à plus de 2000 mètres – 2400 coureurs au départ)

 

  1. cedric a dit :

    que dire a part ouah
    un tres beau chrono avec une belle gestion de la course
    et en prime,un super recit
    merci

  2. François a dit :

    Un sacré défi réussi bravo ludo et merci de nous en avoir fait partager un petit bout.

  3. DENIS a dit :

    bravo Ludo, tu es le meilleur de cette bande de cinglés de sympas…!!!!!!!! le meilleur dans la performance mais aussi le meilleur dans le style (ou stail, en anglais…)
    littéraire…!!! Bon ben Pierre, tu vois ce qu’il te restes à faire ?…

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