Ferdinand nous a quitté sur la pointe des pieds. Son dernier marathon, celui de la maladie a eu raison de lui.

Je l’ai rencontré la première fois il y a presque 30 ans lors de ce premier rendez vous du Mercredi soir à la suite du semi des Papillons blancs. Quelques pompiers, quelques Agnelets et un bon groupe de coureur Moulinex dont il faisait partie. Autant dire que c’était une figure emblématique du groupe des sympas, ce nom qui lui collait si bien.

Ferdinand débutait alors la course à pied… à 45 ans. Et lorsque vous avez 20 ans, et qu’un ‘vieux’ vous met une mine tous les Mercredi soir, ça énerve, mais cela impose surtout le respect.

Ferdinand, c’était notre Kenyan à nous, … avec de plus petites pattes avait-il coutume de dire ;) .

A l’entrainement, nous aimions bien entendre son pas si caractéristique. Inutile de se retourner… Ah, voilà le Titi qui rentre – et en bon dièsel, il nous laissait sur place.

Un bonne trentaine de marathons dont une moitié courus en moins de 3 heures, de Cherbourg au Marathon de Caen qu’il affectionnait, de  Reims à Paris, de Londres à Amsterdam … en passant par New York et Berlin.

Mais plus qu’un kenyan, Ferdinand s’apparentait pour moi à un Mimoun. Un mental à toute épreuve. En course, on ne lâche rien.
Et autant il était teigneux dans l’effort, autant en dehors ce petit bonhomme – qui n’était pas en mousse – était attachant, plein de gentillesse, de simplicité et d’humilité.

Il y a quelques temps, il me disait quelque chose que je pourrais résumer comme cela :  « Profitez de l’instant, dégustez la chance que vous avez de marcher ou de courir avec vos copains, vos amis, vos proches. Rêvez votre vie avec un petit grain de folie. »

Titi, mercredi soir, tu vas encore courir avec nous, et cela pour très longtemps encore.

Toute notre amitié à Arlette et ses enfants.  Pierre.